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  Créer son blog KaZeo Mercredi 30 juillet 2014   Ste Juliette  
Tpe sur l'hooliganisme 
 

puce Sommaire des articles de cette rubrique

   

puceTPE hooliganisme

Phénomène de masse : Hooliganisme

PLAN:

1/ Presentation:

a)définition
 
b)origine
 
c)histoire et dates
 
2/introduction

 
Peut on qualifier le hooliganisme de phénomène social? Pourquoi?
 
3/aspects sociologiques
 
a)un lieu de consolidation : les associations de supporters
 
b)anonymat de l'individu
 
c)les rivalités
 

d)identification excessive au club

 

e)présence de la classe ouvrière

 

f)contraste entre les riches et les pauvres

g)effet de foule

h)mediatisation

i)alcool et drogue


4/aspect idéologiques :

 

-extrémisme et racisme

 

a)extrémisme

 

b)racisme

 

3)témoignages

 

4) conclusion




 

 

1/ Présentation

1/ Présentation
a)définition:

Le hooliganisme se rapporte aux comportements d'agression physique et de vandalisme produits par les spectateurs lors d'une manifestation sportive et plus particulièrement dans le football.

les hooligans font partis de manière plus générale d'un type de supporter
dont l'attachement au club, probablement réel au début, a dévié vers un soutien violent qui est devenu l'objet de leur venue au stade. Dans une quête de la visibilité sociale ou pour l'amour du risque, davantage que par passion pour le football, ils se regroupent de manière informelle, dans des bandes et non pas dans des associations, afin d'organiser des « fights » avec d'autres supporters, à savoir des batailles de rue n'ayant de but que la violence elle-même. Le stade étant un territoire où le contrôle est relativement aisé, ils ont tendance à exercer leurs violences sur d'autres terrains (gares, parkings...).

b)origine:
Selon certains chercheurs, le mot hooligan serait mentionné dans des rapports de la police londonienne pendant l'été 1898 et repris dans les colonnes du journal Daily News en référence à un ivrogne irlandais notoire, Patrick Hooligan, demeurant à Londres et régulièrement impliqué dans des bagarres.

Une famille du XIXe siècle portant ce nom aurait aussi été connue pour avoir un mode de vie sauvage et violent. Par extension, un "hooligan" serait une personne se comportant de la même manière.

c)histoire et dates:


Déjà dans la Rome antique, les spectacles de gladiateur pouvaient provoquer de terrible violence dans le public comme en témoigne un texte de Tacite relatant des évenements dans l'amphitheatre de Pompei qui ont vu interdire ces divertissements pendant plus de 10 ans : "Ils se lancèrent des injures, puis des pierres, enfin des armes, et la victoire resta à la plèbe de Pompeï, où se donnait le spectacle. Ainsi transporta-t-on dans la ville beaucoup de Nucériens, le corps mutilé à la suite des coups reçus, et un grand nombre pleurait la mort d'un fils ou d'un père. Nous trouvons même exubérance violente entre le supporters (factiones) pour le jeux du Cirque romaine."

A partir de 1960, il y a eu une croissance très importante de l'hooliganisme parmi les supporters anglais. Cette tendance s'est répandue dans toute l'Europe, spécialement en Italie, aux Pays-Bas et en Allemagne.


L' exemple le plus connu du hooliganisme est la 'drame du Heysel'.
le 29 mai 1985
A cette date, dans le Stade du Heysel à Bruxelles, se déroule la finale de la Coupe d'Europe des Clubs Champions opposant l'équipe anglaise du F.C Liverpool à l'équipe italienne de la Juventus de Turin. Ces deux clubs rassemblent énormément de supporters.
Vers 19h00, peu avant le match, des "supporters" anglais commencent à lancer des projectiles sur les Italiens qui sont placés juste à côté d'eux. Les deux camps sont uniquement séparés par un grillage de trois mètres de hauteur.

Tout à coup, sous la pression des anglais, la grille cède et tombe sur les Italiens. C'est l'horreur. Des supporters de la Juventus sont écrasés, d'autres sont piétinés par les Anglais qui affluent en masse. Peu de temps après, un mur de briques s'effondre et des personnes tombent du haut des gradins.

Pendant ce temps, les forces de l'ordre, à peine 400 policiers et gendarmes, situés à l'extérieur du stade ne se rendent pas compte des faits qui sont en train de se dérouler. Un renforcement des effectifs portera le nombre de gendarmes à 2.300 mais il est bien trop tard, le drame est joué. Le bilan est catastrophique : 39 morts et environ 670 blessés.
Il s'agit probablement de l'événement le plus horrible et le plus marquant de toute l'histoire du football, d'autant qu'il a été suivi en direct à la télévision par des millions de spectateurs.Cependant de nombreux accidents sont parvenus dans des pays européens (Rome, Paris) mais qui n'ont pas pris de tournure médiatique aussi forte que le drame du Heysel.


2)introduction

Dans ce TPE nous allons traiter la question  du hooliganisme en se demandant si oui ou non le hooliganisme est un phénomène social et si il est un reflet de notre société.

Tout d'abord étudions ce phénomène d'un point de vu sociologique :

3)aspects sociologiques

a)notion de supporterisme:

a)Les visages du supportérisme

Il faut distinguer les hooligans des ultras, en sachant que le hooligans et un individu utilisant la violence dans le sport pour defendre son equipe, contrairement aux ultras dont le rôle est d'encourager. Le hooligans est avant tout un amateur de violence ayant le sport pour pretexte et profitant de son groupe de hooligans pour revandiquer une idéologie particulière, même si  le hooligan est souvent un individu bien intégré dans la société, ayant un emploie et parfois même prestigieux.
 
Les études réalisées sur les supporters de football démontrent qu'ils représentent assez bien la composition sociologique des villes de l'équipe qu'ils soutiennent. Il s'agit bien d'une spécificité du football, qui est le spectacle culturel ou sportif, qui draine le plus fort pourcentage d'individus issus des milieux populaires, lesquels impriment forcément leur marque à l'atmosphère qui règne dans les gradins. Christian Bromberger a ainsi montré que la composition du stade vélodrome était le calque parfait de la structure de la cité marseillaise
Les deux critères discriminants de la présence à un stade de football, sont le sexe (les femmes représentent 10 % des spectateurs) et l'âge : à Marseille, 83 % des spectateurs ont moins de 39 ans. Dans les années 1970, on a en fait assisté à une juvénilisation du football qui explique à bien des égards les changements d'ambiance dans le stade et l'essor du supportérisme radical. Ces jeunes sont en effet traditionnellement regroupés au sein du même kop, et ont un comportement à la fois organisé et très démonstratif.
Cette sociologie a ainsi contribué à donner aux manifestations de supporters les formes qu'elles prennent aujourd'hui.
b) Les caractéristiques de la ferveur « supporter »

Les supporters n'ont pas tous le même comportement. Les sociologues opposent traditionnellement deux modèles historiques de « supportérisme », britannique et italien. Le premier repose sur la ferveur des chants et la spontanéité de l'ambiance, liée à la faible intégration des supporters dans des associations. Le second se caractérise par son organisation : des groupes de supporters sont structurés avec des meneurs pour lancer l'ambiance, les animations (notamment les fameux « tifos »)réalisées ont une grande importance.

b)un lieu de consolidation :les associations de supporters

Un rôle d'intégrateur social :

Les associations de supporters semblent ainsi constituées pour les jeunes un lieu de consolidation des identités individuelles et collectives. Après les rencontres, les groupes se retrouvent par exemple dans des bars, comme dans les cercles d'autrefois, lieux de sociabilité par excellence, où ils sont reconnus par les autres comme faisant partie d'une même famille. Les clivages sociaux sont en partie effacés, le médecin et le chômeur portant et défendant la même équipe, la même ville, et les mêmes couleurs.
C. Bromberger cite un leader des Fighters, club ultra soutenant la Juventus de Turin déclarant, « ici au stade, je suis reconnu pour ce que j'ai fait, alors que dans mon travail, je ne suis reconnu pour rien ». Philippe Broussard, dans son ouvrage, Génération supporters, cite également un supporter évoquant le cas « d'un gars qui s'appelle Kronenbourg (au Paris Saint-Germain). Personne ne sait ce qu'il fait dans la vie. Mais au stade, c'est une figure (...). A sa manière, il est quelqu'un ». Le fait de pouvoir se reconstruire une nouvelle image de soi dans un stade de foot peut parfois donner lieu a un contraste d'un individu sans histoire dans la société mais réputé violent aux abord d'un stade.
De façon positive, lorsqu'elles sont structurées et hiérarchisées, ces associations peuvent même faire office d'espaces d'apprentissage de la vie associative et militante, notamment quand les rétributions du militantisme consistent en une promotion interne au groupe. Christophe Uldry, président de l'association des Supras, a évoqué cet aspect de la vie des supporters dans son entretien devant le groupe de travail, en soulignant que les jeunes faisaient la démarche d'adhérer aux associations de supporters, qu'un rythme de vie leur était imposé et que la participation pouvait apporter une première formation aux plus jeunes de leurs membres.
Outre qu'elles constituent un réseau d'entraide pour leurs membres, ces associations participent également à des actions caritatives. Ainsi, les Supras parisiens ont-ils participé au collectif « remise en jeu », qui a pour but la réinsertion de sans-abris dans la société via l'organisation de matchs de football entre eux.
La question de la réussite d'intégration sociale des immigrés grâce aux structures de supporters n'est pas tranchée. Il semble que les processus d'identification favorables à l'intégration par le sport existent, bien que dans le stade, des marques de racisme subsistent.

c)la rivalité:

elle est un des motifs du hooliganisme:
En sport, il existe toujours des rivalités. Elles diffèrent selon qu'il s'agit d'un club ou d'un pays.

1) Entre les clubs.

Généralement, un supporter se regroupe derrière un club. La rivalité entre les clubs est sportive mais il peut s'agir d'une toute autre rivalité.

Ainsi, en Espagne, le F.C Barcelone symbolise le catalanisme et donc le souci d'indépendance alors que le prestigieux Real de Madrid représente le centralisme et l'unité d'Espagne. En Ecosse, le match entre les Glasgow Rangers et les Celtics de Glasgow oppose respectivement les Protestants et les Catholiques. Ces deux exemples soulignent les facteurs politiques et religieux qui peuvent prévaloir en matière de "supportérisme". Nous pouvons en retrouver d'autres comme la situation sociale par exemple. En Italie, les Turinois de vieille souche sont pour Torino alors que les nouveaux venus se rapprochent plus de la Juventus. En Belgique, nous pouvons prendre le cas de la ville de Liège où le FC Liège était le club de la bourgeoisie alors que le Standard était celui de la classe ouvrière.

Au-delà du sport, le football est dans certains cas un reflet de notre société.

2) Entre pays

Contrairement aux rivalités entre clubs, les rivalités entre pays annihilent tous les clivages politiques, religieux et de rivalités entre clubs. De fait, tous les supporters se regroupent solidairement derrière leur pays. Certains supporters comme les Anglais et les Allemands ont une très forte tendance nationaliste.

Il est à souligner que contrairement aux autres pays, les Belges sont les supporters qui se regroupent le moins derrière la bannière de leur pays. Lors des matchs des Diables Rouges, des rivalités entre supporters des clubs belges sont perceptibles et des bagarres ont déjà eu lieu entre hooligans de clubs belges lors des rencontres internationales de la Belgique. Ainsi, après le match Belgique - Hollande à la Coupe du Monde 98 en France, les noyaux durs du Standard et d'Anderlecht se sont affrontés dans la ville Lumière.

le role du stade :
Bien qu'il soit le lieu de rassemblement d'une communauté entière, le stade est l'endroit où le hooliganisme se développe et il est le témoin de tous les faits. Il est important de souligner qu'actuellement, le stade n'est pas l'endroit exclusif où l'on trouve de la violence. En effet, celle-ci tend à se déplacer vers d'autres lieux comme les trajets, les gares, les centres commerciaux ou les aires d'autoroutes.



d) Anonymat de l'individu.
Selon certaines études, la violence dans les stades est due à un manque d'identité de l'individu qui cherche donc à se révéler.

Dans notre société, de nombreux jeunes se sentent délaissés et ils se considèrent comme des êtres anonymes. En venant au stade, ils ont le sentiment de représenter quelque chose. Voici l'extrait d'un discours du leader des Fighters, un club Ultra de la Juventus de Turin :

"Ici, au stade, je suis reconnu pour ce que j'ai fait, alors que dans mon travail, je ne suis reconnu pour rien".

Le président des Fire Birds, un groupe de jeunes supporters du Paris Saint-Germain, quant à lui, dit :

"Pour certains, le Parc des Princes (le stade du club) est un endroit idéal pour acquérir, ne serait-ce que le temps d'un match, une certaine envergure. Loin de leur boulot, de leur famille, de leur anonymat, ils ont la possibilité d'être reconnus, d'avoir un rôle au sein d'une communauté. En dehors du stade, ils ne sont rien ou pas grand chose".

En effet, la majorité des noyaux durs des sides est peuplée de jeunes provenant de milieux défavorisés ou peu aisés. A ce titre, le jeune préfère se forger une identité négative que de ne pas en avoir du tout. Il va donc tenter de briser son anonymat par le biais du football qui est populaire et médiatique.

e)identification excessive au clubs

Dans certains cas, cet attachement est excessif.

David, un jeune sider du Standard de Liège témoigne :

"Les siders se définissent comme des supporters de leur équipe pour la vie et ils y consacrent beaucoup de leur temps, de leur argent et de leur énergie au détriment, souvent, de leur vie privée".

L'intérêt du club est donc parfois plus important que l'intérêt de l'individu. Pour le jeune, le club auquel il s'identifie devient le seul centre d'intérêt.

f) Présence de la classe ouvrière.

 Selon une autre thèse, la violence apparue chez les spectateurs dans les années 1960 est due à un mouvement de lutte et de résistance symbolique de la classe ouvrière. Est-ce un hasard si Liverpool a été la ville anglaise la plus touchée par le hooliganisme et en même temps par le marasme économique sévissant en Angleterre ?

Dans certaines régions industrielles où se trouve un club de football, ce dernier est une véritable aubaine pour les gens. C'est un des seuls endroits où ils peuvent trouver une certaine chaleur humaine et passer du temps agréable loin de leur vie sociale et professionnelle difficile. En Angleterre, au début du siècle, les ouvriers des villes se rattachaient déjà très fort à un club. Par exemple, Manchester United, le célèbre club anglais a été créé à la base par des ouvriers et des employés du chemin de fer de la ville.

g)Contraste entre les riches et les pauvres.

 Ces deux dernières décennies, le football a considérablement évolué dans différents secteurs règles, lois, etc. Il a également changé dans le domaine économique. Certains clubs sont devenus des empires financiers et des joueurs atteignent des valeurs incroyables voire irraisonnables.

Pour rentabiliser les budgets de clubs, les dirigeants utilisent entre autre les loges et les business-seats dans les stades. Ce sont des places de luxe appartenant pour la plupart à des entreprises et qui sont louées à des coûts importants.

Plus bas, on retrouve dans le stade des places moins coûteuses qui sont occupées par des supporters dont les plus démunis. Deux classes sociales opposées sont en fait réunies dans un même espace, quoiqu'il existe un fossé entre elles.

Des chercheurs se demandent si ce fossé n'est pas une cause du hooliganisme. De fait, on vient à se demander s'il n'y a pas chez les moins bien lotis un sentiment d'infériorité et de révolte qui se traduirait sous une forme de violence.

g) Effet de foule.

L'effet de foule est un facteur qui explique sûrement la violence dans les gradins.

Les supporters sont regroupés dans des espaces réduits et forment des blocs compacts. Ainsi, le fait d'être en groupe permet la réalisation de choses impensables si elles devaient être accomplies par des individus isolés. La foule donne à la personne un sentiment de force et de sécurité. Comme le dit Françoise TULKENS, présidente du département de criminologie et de droit pénal à l'UCL :

"La foule plonge l'individu dans un état second."

La situation de compétition est aussi déterminante. Elle favorise la cohésion, la solidarité du groupe et renforce les sentiments d'identité et d'appartenance.

Le fait de se retrouver dans un groupe entraine un sentiment de puissance, le sentiment de ne pas pouvoir être punis par la loi le sentiment de devoir prouver aux autres,prouver que l'on pense comme eux,que l'on agit comme eux et qu'on ne se degonfle pas

h) Médiatisation.

La presse et les médias sont omniprésents dans le football et dans le sport en général. Actuellement, la presse recherche généralement le sensationnel pour avoir le plus d'audience possible. Ainsi, les accidents dus au hooliganisme sont relatés dans les journaux et à la TV. Il faut savoir que les Ultras par exemple, conservent les articles de journaux qui leur sont consacrés et ils en sont fiers. Indirectement, une publicité est réalisée pour eux et ils apprécient car les hooligans sont démonstratifs et recherchent l'attraction des regards.  

i) Alcool et drogues.

Ces deux facteurs peuvent influencer très fortement la violence dans les stades.

Certains supporters, principalement les Anglais et les Allemands sont réputés comme étant de grands consommateurs d'alcool et posent beaucoup de problèmes.

Récemment, à Istanbul, les deux supporters de Leeds tués revenaient vraisemblablement d'une soirée assez arrosée.

Dans le cas de l'alcool, tout dépend également des individus. Selon l'étude préparatoire à l'Euro 2000 réalisée par Manuel COMERON et Stijn DE MEULENAER, les Anglais deviennent violents lorsqu'ils boivent alors que les Ecossais ont tendance à fraterniser avec l'adversaire et à rester chaleureux en étant ivres.

Des hooligans consomment aussi de la drogue de type XTC. Ils ne sont donc plus capables de réaliser l'ampleur de leurs actes lors d'un match.

 

maintenant intéressons nous a l'aspect idéologique du hooliganisme:

4)aspects idéologique :

2)problématique:aspects idéologique
 
aspects idéologiques:
 
1)le racisme et l'éxtrémisme dans le hooliganisme:
 
Depuis les années soixante, l'extrême droite, en Europe, s'intéresse au football... Objectif : infiltrer les groupes de supporters violents (les hooligans) pour recruter ces derniers dans ses «troupes de choc».

En Italie, lorsque les Napolitains se déplacent dans le Nord à Milan, dans le public, des banderoles du type "Bienvenue en Italie" les accueillent, ou bien même en Belgique, il arrive que des supporters imitent le cri du singe lorsqu'un joueur Noir touche la balle.

En Allemagne, il s'agit de néonazisme. Lors de la Coupe du Monde 1998, les hools allemands se sont illustrés honteusement à Lens : bras tendus pour rappeler le salut hitlérien, drapeaux de guerre du IIIème Reich.

L'influence extrémiste est indéniable dans certains clubs d'Ultras. En Italie, la Lazio de Rome est très fréquemment confrontée à des problèmes de nazisme et de xénophobie. En Espagne, les "Ultras-sur", supporters du Real de Madrid sont des franquistes affirmés. La tendance d'extrême droite est la plus présente mais on peut aussi remarquer une tendance communiste avec le portait dans les tribunes de Che Guevara, chef révolutionnaire communiste

A) Extrémisme.

A première vue, l'aspect politique ne semble pas concerner le hooliganisme. En Allemagne et en Italie pourtant, des liens semblent exister entre la violence dans les stades et l'extrême droite.

Dans ces pays, beaucoup de jeunes sont de plus en plus marqués par le fascisme. Un endroit public comme le stade de football leur permet de manifester leur idéologie.

Par exemple, lors du match à Lens en 1998, les hooligans ont causé de nombreux incidents dans les rues de la ville. On a remarqué qu'ils étaient politisés et qu'ils montraient leur très forte attirance pour la doctrine hitlérienne.

En Italie aussi, au début des années 1970, les groupes Ultras semblent être des éléments de rassemblement de partisans extrémistes, qu'ils soient de gauche ou de droite.

De nos jours, les supporters ne cachent pas leur idéologie et la montrent clairement par les drapeaux nazis, croix celtiques et portraits de Benito Mussolini.


Le nazisme au sein des supporters de la Lazio.

B) Racisme.

Cette tendance pour l'extrême droite engendre de la xénophobie et du racisme.

Actuellement, c'est en Italie que le racisme semble le plus présent dans les stades de football. Certains supporters de la Lazio de Rome sont réputés pour être xénophobes et violents envers les étrangers.

Lors de la saison 1999-2000, le football italien a été perturbé par des événements racistes. Le 30 janvier 2000, lors du match Lazio - Bari, les supporters locaux ont déployé une immense banderole où il était écrit "Honneur au Tigre Arkan". Ce slogan faisait allusion à Raznatiovic Arkan, commandant d'une milice serbe, ultra nationaliste et criminel de guerre assassiné une semaine auparavant.

Dans les mois suivants, le noyau dur de la Lazio a sifflé les joueurs de peau de couleur différente des équipes adverses.

Aujourd'hui, cette situation paraît très préoccupante et on se doit d'y réagir.

Dans le troisième chapitre, nous reviendrons sur l'extrémisme et le racisme et nous verrons comment nous devons y faire face.

5)témoignage

Jusqu'à présent, nous avons examiné les causes du hooliganisme étudiées par des chercheurs qui ne sont pas des acteurs directs de ce phénomène.

Dans cette partie de chapitre, nous rapportons le témoignage d'un fanatique du Standard de Liège qui s'adonne parfois à la violence dans les stades.

Emission "Ecran Témoin" sur le fan

(RTBF) 15 novembre 1999

Débat animé par Paul Germain, journaliste à la RTBF et William, fanatique du Standard de Liège.

 

P. Germain : Vous faites partie de ce qu'on appelle le noyau dur, c'est à dire des supporters qui sont parfois violents?

William : Oui, on peut le dire. La violence est canalisée. Comme dans tout événement sportif, c'est médiatisé. Avant tout, on est supporter de notre équipe. S'il y a une rencontre avec les supporters adverses, effectivement, il y a des débordements.

P. Germain : Vous participez à des débordements, William, mais vous refusez de dire que vous êtes un casseur, par exemple. Vous êtes au départ un supporter, un vrai supporter du Standard ?

William : Oui, tout à fait. Casser pour casser ne nous amène à rien, ça ne prouve rien, on n'a rien à prouver en cassant quelque chose.

P. Germain : Vous seriez tenté de dire: autant il est normal que les joueurs s'affrontent sur le terrain, autant il est normal que les supporters, ou une partie des supporters s'affrontent à l'extérieur après le match.

William : Je ne sais pas si c'est "normal" mais comme on s'identifie à une équipe, peut-être que cette violence est le prolongement de la partie, oui.

P.Germain : Mais qu'est-ce que ça vous apporte de participer à des actes qui sont parfois violents?

William : Je ne sais pas. Peut être pourrait-on demander aux psychologues qui sont sur le plateau. On appelle ça le kick : il y a un déclic qui se fait; peut-être est-on influencé par l'émotion, l'ambiance de la foule...

P. Germain : Cela veut dire quoi concrètement? Vous assistez à un match et après vous sortez, vous êtes à la recherche des supporters de l'équipe adverse?

William : Cela dépend de l'état d'esprit. Après une victoire ou une défaite, vous n'avez pas le même état d'esprit. Si c'est en déplacement, on est peut-être moins nombreux, on ne va peut-être pas rechercher systématiquement l'affrontement. Il y a beaucoup de choses qui dépendent de ça.

P. Germain : Quand vous rencontrez un autre supporter, un supporter de l'équipe adverse par exemple et qu'il y a des actes de violence, pensez-vous que ce supporter est d'une certaine manière consentant?

William : Tout à fait ! Sinon ils ne se présenteraient pas devant nous. Je vais dire entre guillemets les supporters "normaux" peuvent très bien aller boire un verre ensemble, ça ne nous dérange absolument pas. Celui qui vient pour la bagarre, il ne sait pas s'il va gagner ou s'il va perdre.

P. Germain : Quand il y a des bagarres, ce sont les noyaux durs des différentes équipes qui se rencontrent ?

William : Bien sûr, il peut y avoir des dérapages, mais généralement, ça se passe comme ça.

P. Germain : Vous recevez beaucoup de coups et vous en donnez beaucoup, William?

William : Il fut un temps où il y en avait beaucoup. C'est de moins en moins. La police est de mieux en mieux organisée. Mais il y a eu une période assez faste.

P. Germain : Ca vous êtes arrivé de connaître les cartes de police?

William : Tout à fait, oui.

P. Germain : D'être condamné?

William : Oui, aussi.

P. Germain : Alors, est-ce que vous pensez que c'est un vrai besoin pour vous de poursuivre le match par des actes de violence.

William : Non, pas du tout. Comme je vous l'expliquais, c'est un état d'esprit. On ne saurait pas dire après le match s'il va se passer telle chose ou telle chose. Ca vient comme ça vient. Si ça n'arrive pas, tant pis, ce n'est pas grave.

P. Germain : Comment vous reconnaissez-vous entre membres des différents noyaux durs? Est-ce que vous portez des écharpes, ou...?

William : Non, c'est peut-être là le drame. Nous ne portons plus nos couleurs pour ne pas être repérés par les forces de l'ordre. Donc, nous passons inaperçus dans la foule. Mais à force de fréquenter les stades et de se rechercher les uns les autres, on commence à reconnaître certains visages.

P. Germain : Vous reconnaissez dans le regard du supporter d'une équipe adverse le fait qu'il recherche la bagarre. Ca se voit, ça se repère?

William : Ca se voit, ça se sent, oui.

 

6)conclusion

Après avoir lu l'ensemble du travail, nous pouvons nous rendre compte que les causes du hooliganisme sont profondément ancrées dans la société. Le sport est le reflet de notre monde qui a parfois tendance à dévier de sa trajectoire.

Il est très difficile de définir les hooligans du fait qu'ils ne sont pas des individus possédant des caractéristiques bien déterminées et qu'ils proviennent de divers horizons. Je retiendrai cependant que bon nombre d'ent
re eux se considèrent avec tout comme des supporters et non pas comme des hooligans.

Conclusion:

Au final le hooliganisme est d'après nous un phenomène de société que l'état peine a contenir, la violence verbale ou physique est presente dans la vie de tout les jours et le fait de pouvoir en abuser impuniment ou presque dans le football provoque un dechainement de violence aux abords des stade alors que pourtant tout cela est le reflet dans notre société puique le football est un phénomène "culturel" c'est a dire humain avec tout ce qu'il implique.IL est donc partie integrante de la société, dont il est a la foit le resultat et a la fois une composante essentielle (puisqu'il mobilise une population et une économie importantes,et il est sourtout source de grandes passion..)Il apparait ainsi normal que des phénomènes obsérvès dans la sociétéy soient présent.Il en ait ainsi de la violence et tout ce qu'elle génère. Tenter d'éradiquer la violence dans le football reviendrait a tenter de l'éradiquer de la société ce qui  parait impossible il faut donc se concenter sur les moyens d'éloigner la vilolence dans le monde du football

Par le biais de ce travail, nous espérions découvrir le motif qui pousse les hooligans à réaliser des actes de violence. nous avons  bien évidemment trouvé des causes émises par des spécialistes, mais j'ai été quelque peu déçu par le fait que les hooligans sont incapables de dire eux-mêmes ce qui les incite à participer à des affrontements et à semer le trouble lors des matchs de football.

Grâce à ce TPE,nous avons été  marqué par le fait que le football pouvait occuper une place très importante dans la vie de certaines personnes.

Il est dommage que le football soit en quelque sorte le déversoir de notre société.ce qui nous amène a répondre a la problématique que le hooliganisme est bien un phénomène social mais Il doit rester ce qu'il est avec ses impacts sociaux positifs.

A ce titre, peut-on trouver une solution pour éradiquer totalement le hooliganisme ? En toute franchise, cela me paraît impossible. Cependant, l'atténuer ne l'est pas et nous devons mettre tout en œuvre pour limiter ce fléau.

Sources:le film hooligans(2006),   hooliganisme et supporterisme  

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 - TPE hooliganisme Articles 03/02/2008